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Loading : quand la musique fait pop au Grand Palais Immersif
17 juin 2024
Transposer musicalement l'essence du street art ? C’est le pari relevé par Roque Rivas et l’Ircam, à l’origine de la bande son de l’exposition Loading au Grand Palais Immersif !
Du rap aux musiques électro, en passant par le jazz, découvrez le beat infini de l'art urbain. Prêts à en prendre plein les oreilles ?
Do it yourself
Dans les années 60, l'émergence du graffiti accompagne une révolution musicale : l'arrivée du hip-hop. Le graf et le tag en constituent l’une des cinq disciplines aux côtés du breakdance et du rap.
Rap et tag rompent avec les conventions artistiques établies et participent à l’émancipation des jeunes souvent issus des quartiers. Les rappeurs comme les tagueurs adoptent des blazes et sortent dans la rue pour diffuser leurs messages. Musiciens, breakers, graffeurs : tous participent à démocratiser la pratique artistique en contournant les circuits académiques. La créativité à la portée de tous devient exponentielle.
Capturer les bruits de la ville
Le projet musical spécialement commandé pour Loading est né de cette évidence : c'est avec l'énergie de la rue que les artistes créent.
L’artiste urbain s’inspire de tous les sons de son environnement : voitures, voix de passants ou d’enfants qui jouent dans la rue, bruits du métro, de la mer, du vent…
C’est cette diversité sonore qui contribue à l’expérience immersive unique de Loading. Pendant 25 minutes, pas de voix off, mais des images et des sons qui orchestrent la gestuelle des artistes urbains pour une plongée au cœur de la pratique du street art.
Carte blanche à Roque Rivas et l’Ircam
Dans la salle cathédrale, l'immersion qu’offre le design sonore de Roque Rivas, en partenariat avec l'Ircam est au rendez-vous. La musique se déploie à travers 20 haut-parleurs sur les murs et au plafond, au rythme des images qui défilent sur les écrans géants. Effet garanti !
Pendant près d'un an, Roque Rivas et l'ingénieur du son Oscar Ferran ont créé six morceaux de musiques originaux, allant du jazz aux musiques électroniques contemporaines en passant par le hip-hop.
Les premières images du film montrent des enfants, photographiés par Martha Cooper, jouant dans les rues de New-York. Pour traduire l’atmosphère de cette séquence inaugurale, un morceau de jazz des années 30 résonne...
Plus tard, on reconnaît des airs de Wagner au moment même où le film traverse à grande vitesse les souterrains du métro. The Clash, Beyoncé, de l'électro, du rap… se succèdent au rythme trépidant des images pour raconter l'histoire du street art et sa rapide évolution.
Montez le son
Envie de poursuivre cette aventure sonore ? Entrez dans le Tunnel ! Le design sonore du film continue dans cette salle allongée, mixant musiques du début du XXème siècle (Bozo Texino) à celles des années 70 (Oreste Nannetti).
Prolongez votre expérience musicale en réservant une balade sonore. Enfilez vos écouteurs et laissez-vous guider !
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