Henri IV et Sully à Fontainebleau, François-André Vincent (1746-1816), 1784
Consacrée à la réappropriation de la figure d’Henri IV, l'exposition explore la manière dont elle a été réinventée et célébrée sous le règne de Louis XVI pour incarner une monarchie bienveillante et proche du peuple.
À la veille de la Révolution française, alors que la monarchie est fragilisée, une figure royale s’impose dans l’imaginaire politique et artistique : celle d’Henri IV, incarnation du "bon roi". Sous le règne de Louis XVI, son souvenir connaît un regain de popularité. Dans une société marquée par les débats politiques et philosophiques des Lumières, Henri IV est célébré pour ses qualités de souverain, son humanité et sa proximité avec le peuple.
Réunissant une quarantaine d’œuvres, l’exposition suit les métamorphoses de cette figure jusqu’aux premières années de la Révolution française. Point d'orgue du parcours, le cycle de L’Histoire de Henri IV, peint par François-André Vincent entre 1783 et 1787, raconte plusieurs épisodes de la vie du souverain.
En faisant dialoguer peintures, sculptures, dessins, estampes, objets d’art et ouvrages, "Le Panache des Lumières" explore la construction progressive de ce modèle politique et moral. Elle interroge la place de Louis XVI et de Marie-Antoinette dans cet imaginaire royal et met en lumière un épisode méconnu de l’histoire de la représentation du pouvoir : celui d’un Louis XVI cherchant dans la figure d’Henri IV les traits d’un souverain capable de renouer avec son peuple.